Histoire sacrée de Kannauj dite la Vierge Bossue
Le jardin céleste vu par l'histoire et la tradition antique des parfums
Depuis le plus longtemps que l’on puisse remonter dans les archives et les traditions, il y a toujours eu une volonté de créer une présence mystique en lieu et place à Kannauj, Inde.
Kannauj dans la longue histoire des hommes fût l’un des derniers bastions de toute la science hermétique antique, où y résidait un des derniers collèges de savoir appelé amath.
Kannauj, la Vierge Bossue
La particularité de l’étymologie de Kannauj depuis les premiers noms, font tous références à la connaissance, qui est la vierge et au cycle de la vitalité, le taureau.
La vierge bossue enseigne la sacralité féminine de la création et le savoir au travers de la compréhension de l’étoile Sirius et de l’étoile Véga, qui sont toutes deux en chargent des cycles de la nature.
Une tradition parfumée était enseignée dans les temples de Kannauj pour saluer la sacralité de la vie sur tous les plans de l’existence.
Le syncrétisme des symboles, la bosse du taureau et la vierge représentent l’image de la montagne sacrée de la connaissance, le mont Méru.
Le mont Méru dans la tradition Indienne
Il représente le toit du monde, où le Dieu primordiale avait sa demeure sur terre.
Le mont Méru repose sur un grand serpent qui garde les trésors sous terre: le Naga, gardien de l’arbre du bien et du mal. Le serpent est la représentation de cette renaissance qui prend l’image de la nouvelle lune.
Le mont Méru fut une île avant de devenir montagne, cette île fut appelée Méroé au milieu du royaume de Koush, au nord de l’inde.
De ce mont sacré, quatre fleuves dont le Gange sortent du plateau himalayen.
Le mont Méru est aussi désigné comme pôle nord et Hyperborée. À partir de ce nord, il y a un déploiement des trois autres directions, que nous retrouvons sous forme de la triade :
Pushkar en référence à cette ile, Bénarès et Kannauj.
Bénarès se situe là où le fleuve Gange remonte vers le nord, la sacralité divine.
Le Gange en ces temps baignait et entourait Kannauj tel un serpent lové sur lui même, qui représente la connaissance qui germe dans le coeur et l’intellect de l’homme.
La connaissance Antique, le mont Méru est la Vierge Bossue avec sa géographie sacrée et son savoir botanique.
Kannauj et le paradis situé dans le nord de l'Inde
Le nord de l’Inde était associé au paradis, à la connaissance de la nature, des parfums et de la cosmogonie.
La racine du mot paradis en sanskrit est pardesha /para qui veut signifier au delà et Desha endroit.
Nous retrouvons cette racine en Hindi avec le mot Pradesh.
Depuis l’origine, le royaume de Koush allait de l’Afghanistan jusqu’a Bénarès (la limite), où étaient incluses les différentes régions du Pradesh.
Dans les textes antiques, le paradis est composé d’une enceinte royale entourée de murs, ce qui a donné le mot Pardes en Hebreu et Paradeisos en grec pour nommer le paradis.
La disposition des étoiles dans le ciel selon une étude minutieuse du zodiaque et des cycles ont favorisés Kannauj comme Jardin et comme ville sainte et sacrée.
Elle fut la capitale ancienne de l’INDE.
L’enceinte et l’implantation de la ville et de ses temples en demi-cercles prouvent une intention de positionner le ciel en un endroit marqué, reprenant la tradition séculaire du royaume de Koush ainsi que la référence de l’étoile Sirius et de sa course. Ceci nous ramène aux Trokhariens (l’ancien royaume koushite, la vallée des fleurs et des parfums).
La tradition de la science divine et les plantes.
Les fleurs et les parfums ont toujours étaient présents bien avant l’arrivée des moghols.
Kannauj était une enceinte sacrée, un lieu où les hommes communiaient avec le divin.
Kannauj capitale de l'Inde, capitale des parfums et dernier bastion de la connaissance brahmanique.
Les anciens temples étaient le long du fleuve Gange avant que le cours ne change. Ils étaient bordés de jardins et la terre est plus que fertile grâce au limon alluvial. La proximité de l’eau a favorisé un micro-climat permettant plusieurs récoltes par an. Les attars obtenus favorisaient l’expression de la vie et la quintessence de la connaissance antique.
La très célèbre famille Kapoor de Kannauj
La famille Kapoor possède un jardin où l’on récolte encore les fleurs en vue de la distillation. Ce qui est remarquable est que leur vaste jardin est situé à l’emplacement des anciens temples ou l’on voit les anciens méandres du Gange.
Un parfum d’éternité se dégage du lieu.
Cette illustre famille travaille toujours dans le domaine du parfum et possède un savoir faire ancestral qui touche au sommum de la maitrise de l’art. Leur expertise dans ce domaine n’a pas d’équivalent.
L'influence Bouddhiste
Kannauj fût sous l’influence bouddhique avec l’avénement de Siddhartha qui fut très présent en ces contrées.
Les constructeurs à l’époque bouddhique ont repositionné cette tradition dans l’architecture où l’histoire du ciel et des hommes fut gravée dans la pierre.
La ville était la représentation du jardin avec la présence des parfums.
Kannauj ailleurs dans le monde ?
Certaines grandes villes sacrées de l’époque étaient fondées selon le même principe et faisaient des villes et du pays qui les accueillaient des mères du monde. Nous retrouvons cette logique aussi bien bien en Egypte qu’en Perse. Il est à noter qu’ il y avait un lien fort et étroit entre l’Egypte et Kannauj (écrit de Claude Ptolémé) où les Epoptes antiques finissaient leurs études soit en Inde s’ils étaient Egyptiens, soit en Egypte s’ils étaient Indiens, les deux pays sont connus pour leur culture du parfum.
Vers le monde sensible …